Procès sur le miracle

       Ensuite commence la troisième étape, dont est dispensée un martyr : l’examen d’un miracle présumé survenu après la mort du vénérable. Là encore un procès à lieu dans un diocèse où quelqu’un pense avoir été guéri miraculeusement (car généralement, il s’agit de malades sauvés). Puis vient le transfert à Rome. La Congrégation des Causes des Saints prend d’abord un décret de validité pour l’enquête diocésaine super miro. Ensuite est rédigée la positio examinée par les médecins, parmi les meilleurs spécialistes mondiaux dans leur domaine, quel que soit leur confession, qui se prononcent sur la maladie, le diagnostic, le pronostic vital, l’évolution, les thérapies engagées, pour vérifier si la guérison est explicable scientifiquement ou non. Si elle est inexplicable, les théologiens étudient si on peut l’appeler miracle dû à l’intercession spécifique de tel serviteur de Dieu (d’où l’importance de ne jamais demander à plusieurs serviteurs de Dieu ou saints à la fois, exceptée la Vierge Marie, dispensatrice de toute grâce de son Fils). Ensuite la congrégation générale des prélats se prononcera et soumettra son avis au pape qui décidera. Si tel est le cas, on peut procéder à la béatification. Il faudra recommencer la troisième étape avec un nouveau miracle (dont ne sont même pas dispensés les martyrs) survenu après la béatification pour avancer vers la canonisation.